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Auteur : Céline Kaeser

Le défi en question

Le défi en question

Hello,

J’ai crée mon blog il y a plus d’un an. Après une pause de 9 mois, je constate que je ne fonctionne pas au défi. Eh oui, je m’étais lancé le défi de résumer 26 livres traitant de la femme, sa féminité, son féminin, afin de vous apporter de la valeur, des références, de la matière à réflexion sur qui vous êtes, oui Mesdames, comment vous vous définissez.

Constatant que cela n’a pas été fluide pour moi de m’exprimer à travers un défi, j’ai décidé d’abandonner le défi de vous résumer les 26 livres. En effet, les défis me bloquent dans ma créativité, j’ai l’impression de me retrouver au lycée, de devoir suivre une méthode, de structurer ma pensée. C’est énergivore pour moi.

En théorie, c’est un très bon moteur. D’ailleurs cela fonctionne pour un grand nombre de personnes, à voir le nombre de défi, réussi ou raté que l’on peut trouver sur le web.

Dans ma pratique, cela ne fonctionne pas.
Du coup, comment je fais pour me faire connaître, pour développer ma notoriété?

Bah, je laisse le flow me traverser, je parle de ce que je ressens et voilà un nouvel article est né!

J’abandonne donc ce défi,que je me suis moi-même imposée qui m’a paralysée, empêchée de m’exprimer.

Par contre je m’engage à faire de ce blog un espace d’expression, d’échanges, de dialogues, de diffusion autour de la femme, de son identité, de sa propre féminité affranchie du diktat de la mode, de ce que la société semble vouloir nous imposer.

Tout ce qui ne tue pas rend plus fort

Tout ce qui ne tue pas rend plus fort

Hello,
Après 9 mois de silence, je reprends la plume. Cela me stress.
Là je ne sais pas quoi écrire, j’en ai marre. C’est tellement douloureux que je ne sais pas par quel bout commencer.
Pourquoi je focus sur cette difficulté? Pourquoi est-ce que je la mets en premier. Aucun mot ne me vient et je ne sais comment faire pour transmettre mon message: Toi tu suffit. Être soi suffit.
Comment transformer, cette douleur au fond de moi, qui vient de je ne sais où et qui surtout ne m’appartient pas, elle est universelle. C’est le Terre qui pleure. Quelles sont toutes ses couches énergétiques qui se déploient. Je ne sais pas quoi te dire à toi qui attends. Je suis dans le brouillard et je ne suis pas là. Je ne sais pas comment te dire qu’il suffit d’être soi, d’être authentique, de pleurer, de rire aussi quand tu en as envie!

De vivre tes émotions, d’écouter ton coeur.
De dire stop à ton mental.
De te faire plaisir,
D’amener de la légereté,
De la joie,
De partager.

D’être qui tu es et de l’assumer pleinement. On est tous unique!

Prendre son temps pour soi, pour se découvrir, pour ressentir, savoir ce qu’on aime, ce qui nous fait du bien, nous fait vibrer.

Avoir confiance, être soi, se laisser être soi, s’adapter, surfer sur la vague.

Impacter dans ce monde. Que ton flow se matérialise dans la matière, dans la réalité afin que cela existe. A ce moment là ce n’est plus une chimère: le rêve existe. Pas besoin de se comparer, soi toi-même.

Libère toi de tes conditionnements. Permets-toi de te tromper. C’est pas grave! Légereté! Difficulté à lâcher prise? Lâcher prise: quoi? pourquoi? pourqui?

Toi tu es importante, crois en toi! Que tu manifestes sur Terre ce que tu es, que tu oses davantage.

Osez, Mesdames davantage montrer qui vous êtes, sans peur, ni craintes, sans attendre la reconnaissance de l’autre, des autres.

Tu es suffisante. Il suffit d’être soi et de lâcher prise!

Parfois ce n’est pas possible, ce n’est pas le moment, c’est aussi à respecter. Parfois la potion magique prend le temps avant de faire son effet, ce n’est pas forcément instantané.
Ne pas forcer avec le mental le lâcher prise. De mon expérience, cela ne fonctionne pas.

Les autres peuvent dire ce qu’ils veulent. Tu n’as pas à correspondre à un modèle, à quelque chose de déjà existant. Tu as le droit d’être toi, sans modèle, sans carcans, sans limite.
Toutefois, je nuancerai: les modèles, les limites sont nécessaires à l’apprentissage, mais vient un temps où tu peux décider consciemment de les laisser se décomposer,

Souffle sur le château de cartes.

Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.

Femmes qui courent avec les loups: « Le compagnon: l’union avec l’autre

Femmes qui courent avec les loups: « Le compagnon: l’union avec l’autre

Les femmes qui coourent avec les loups« Aucun doute, dans les mythes, comme dans la vie, l’Homme Sauvage est à la recherche de sa fiancée de dessous-terre. »

« Que désire véritablement une femme? »

Voici la question, l’énigme éternelle que pose la nature sauvage et mystérieuse de toutes les femmes.

Ch.IV. Un hymne à l’Homme Sauvage: Manawee

Manawee était un jeune homme qui courtisait deux soeurs, deux jumelles.

Leur père déclara: Qu’il ne pourra les épouser qu’une fois qu’il aura découvert leur noms.

Un jour Manawee retenta sa chance, accompagné d’un petit chien, mais il échoua encore.feminiteassumee chien femme

Mais au lieu de rentrer le petit chien retourne auprès des deux soeurs et les espionna.

Il écouta ce qu’elles se disaient et tout en parlant, elles s’appelaient par leur nom.

Il partit à toute vitesse pour le dire à son maitre.

Sur le chemin une délicieuse odeur de viande l’attira. Le petit chien fit un festin d’un morceau de viande abandonné sur la route. Du coup, il ne se souvint plus des noms des demoiselles.

Il repartit chez les jumelles, les espionna à nouveau, entendit leur noms et se précipita pour rentrer.

Mais malheureusement une fois de plus, il fut détourné par une odeur de noix de muscade, émanant d’une tarte qu’il engloutit. Et à nouveau, la pense repue, il ne se rappelait plus des noms des deux jeunes femmes.

Il se rua du nouveau vers la maison des jumelles et constata qu’elles s’apprêtaient pour leur noces.

« Catastrophe » pensa le petit chien.

Lorsque les soeurs s’appelèrent par leur noms. Le chien les mis dans un coin de sa tête et fila, bien résolu à ne pas les oublier.

Il ignora tous les doux fumets qu’il perçut le long du chemin.

Soudainement un homme en noir sortit des buissons, attrape le petit chien et lui ordonna de lui donner le nom des jeune filles afin qu’il puisse les épouser.

Il se débattu corps et âmes pour échapper à l’intrus. Le petit chien le mordit et finalement l’étranger s’enfuit.

Le petit chien reprit le chemin de chez lui.

Arrivé à la maison, Manawee pris soin de son petit chien qui lui raconta toute l’histoire et lui donna les deux noms de femmes.

Manawee put enfin dire les deux noms, des deux femmes à leur père et il les épousa et ils vécurent, avec le petit chien, très heureux.

 

Analyse:

La Nature duale des femmes

Ce conte révèle un secret à propos des femmes: pour gagner son coeur sauvage, l’homme doit comprendre sa dualité naturelle.

La femme est composée de deux entités: extérieure et intérieure.

La femme extérieure vit au grand jour, on peut l’observer facilement, alors que la femme intérieure est davantage mystérieuse. Elle surprend peut apparaitre et disparaitre aussitôt.

«  »Ces deux femmes-qui-n’en font-qu’une » sont des éléments séparés, mais conjoints qui offrent des centaines de combinaisons dans la psyché. »

Le pouvoir du deux

Pour qu’une femme se sente bien, elle doit développer les deux aspects: le soi qui est le plus civilisé, extérieur; le soi sauvage, intérieur.

On voit également le pouvoir du deux chez l’Homme. « Manawee a sa propre nature duale: une nature humaine et une nature instinctive symbolisée par le petit chien. »

La tenace Nature Canine

Les chiens créent des liens entre les êtres.

Le petit chien aime du fond du coeur et pour longtemps, il pardonne sans effort, il peut se battre jusqu’à la mort. Il est persévérant.

L’ appétit qui séduit et handicape

Dans cette histoire on constate qu’un excès de bonnes choses peut conduire à oublier la chose la plus importante du moment.

Parvenir à la férocité

Le petit chien à mis une priorité, il ne se laissera plus distraire. Mais voilà qu’un étranger survient, l’attrape et lui ordonne de lui donner les noms des jeunes femmes.

Le petit chien se bat pour sauver sa vie et les noms des jeunes femmes.

Une fois la bataille terminée, il se souvint des noms et les transmit à l’homme qui le mérite: Manawee.

La femme intérieure

Le compagnon de la femme doit tenir compte de la dualité féminine. Il en va de même pour la femme envers son partenaire.

Si les deux partenaires sont à l’écoute de la dualité de chacun, alors un relation solide peut se construire.

Etes-vous à l’écoute de la part Sauvage de votre partenaire?

Je me ferrai un plaisir de lire vos commentaires.

Femmes qui courent avec les loups: « Découvrir les faits au flair: le rétablissement de l’intuition en tant qu’initiation »

Femmes qui courent avec les loups: « Découvrir les faits au flair: le rétablissement de l’intuition en tant qu’initiation »

Les femmes qui coourent avec les loupsLe trésor de la psyché féminine: l’intuition. Elle est de Celle qui Sait, la Femme Sauvage.

Vassilissa est une histoire russe qui raconte l’initiation d’une femme. Elle traite de de la transmission entre femmes du pouvoir instinctuel, de la Femme Sauvage, l’intuition.

Ch.III La poupée dans la poche: Vassilissa la sage

Sur son lit de mort, la mère de Vassilissa, lui donna une poupée. En dernière parole, elle lui dit : si tu perds ton chemin ou si tu as besoin d’aide demande à la poupée. Garde la toujours avec toi, cache là et occupe toi d’elle.

poupee femme feminite

Sur ce, elle mourra et les quitta. Vassilissa et son père la pleurèrent longtemps.

Le temps passa et son père se remaria avec une veuve, mère de deux filles.

Lorsque Vassilissa était seule avec elles, elles la maltraîtaient. Elles la haïssaient, car elle avait une douceur qui semblait venir d’un autre monde.

Un jour, la belle-mère et ses filles projetèrent de se débarasser de Vassilissa.

Elles l’envoyèrent chez Baba Yaga, la sorcière, chercher  du feu pour le foyer qu’elles avaient volontairement laisser s’éteindre. Elles espérèrent que cette dernière la tuerait et la mangerait.femme feminiteassumee babayaga

Vassilissa constatant le feu éteint et sous l’ordre de sa belle-mère se rendit donc chercher la braise chez Baba Yaga.

En chemin, à travers les bois, quand elle avait peur ou ne savait pas quelle direction prendre, elle touchait la poupée. Cette dernière la rassurait, lui indiquait quel chemin prendre.

femme feminiteassumee maisonCrédit photo: Cristina Corduneanu

Arrivant à l’étrange demeure de Baba Yaga, Vassilissa demanda du feu à la sorcière. Baba Yaga lui dit: je te donnerai du feu en échanges de tâches ménagères que tu devra exécuter. Sinon elle la menaça de la tuer.

Vassilissa se mit donc à l’oeuvre, emplie de doutes. Arrivera-t-elle à tout faire? La poupée la rassure et lui dit d’aller dormir que tout ira bien.

Au matin quand Vassilissa se réveille, elle constata que la poupée avait effectuée toutes les tâches ingrates.

Le soir, à son retour, Baba Yaga constatant que tous avaient été fait, lui dit qu’elle avait beaucoup de chance. Elle lui donna une tâche encore plus difficile, voir impossible à réaliser: trier des graînes de pavots d’un monticule de terre.

Une fois de plus, la poupée dit à Vassilissa d’aller dormir et que tout ira bien.

En effet, le lendemain tout avait été trié.

Baba Yaga finit par lui donner le feu dans un crâne et lui ordonna de filer.

« Vassilissa entra dans sa maison avec un sentiment de triomphe, car elle avait survécu à son dangereux voyage et rapporté le feu. »

Le crâne fixa un regard intense sur la marâtre et ses deux filles et au petit matin, il les avaient réduites en cendres.

Analyse:  Vassilissa traite de la transmission, de mère en fille, de l’intuition féminine, d’une génération à l’autre.

Pour saisir l’importance de ce conte, il faut bien comprendre que tous les aspects  de l’histoire font partie d’une seule psyché individuelle.

« L’initiation s’accomplit par la réalisation de certaines tâches. »

Le but est d’instaurer une relation d’amour et de confiance avec cette « femme qui sait », l’existence de l’archétype de la Femme Sauvage.

Voici les tâches initiatiques:

1. Permettre à la trop bonne-mère de mourir

Lorsque meurt la trop bonne-mère, la nouvelle femme nait.

Il nous faut veiller à nourrir notre intuition et que la trop gentille protectrice s’affaiblisse.

2. Mettre à nu l’ombre brut

Faire l’expérience de sa propre part d’ombre. Instaurer avec elle, une relation la meilleure possible.

3. Naviguer dans l’obscurité

Accepter de s’aventurer jusqu’au lieu d’initiation profonde. La poupée est notre aide invisible en soi, mais toujours accessible.

En lui transmettant la poupée, la mère à fait le don précieux à sa fille: savoir écouter son intuition.

Dans les bois Vassilissa apprend à faire confiance à la poupée. Sa relation avec sa poupée symbolise la relation entre une femme et son intuition.

4. Faire face à la vieille sorcière sauvage

Etre capable d’affronter l’image de la mère brutale. Baba Yaga impose à Vassilissa un travail de mise à l’épreuve.

5. Servir le non rationnel

Vassilissa demande le feu à Baba Yaga, elle devra accomplir des tâches ménagères en échange. A travers toute ses tâches Vassilissa apprend, par le biais de la poupée de l’intuition, à trier à comprendre, à tenir en ordre, à débarrasser, à nettoyer sa psyché.

6. Séparer ceci de cela

Baba Yaga exige de Vassilissa deux tâches extrêmement difficile: séparer le bon grains du mauvais, extraire les graines de pavots d’un monticule de terre.

Vassilissa va apprendre le discernement: savoir faire la part des choses de manière éclairée.

8. Interroger le Mystère

Poser les bonnes questions, les questions nécessaires.

9. Se tenir à quatre pattes

Vassilissa « a quitté la protection de sa trop bonne-mère intérieure, elle a appris à s’attendre à l’adversité dans le monde extérieur et à la traiter par la manière forte. »

Après cette épreuve, elle a confiance en elle, en sa force.

10. Reprojeter l’ombre

Utiliser la vision perçante (les yeux du crâne) pour reconnaître l’ombre négative (la belle-famille), la détruire.

« A la fin du processus de rétablissement de l’initiation, nous avons donc une jeune femme riche d’une expérience extraordinaire, qui a appris à suivre son savoir. Elle a subi, à travers toutes les tâche, une initiation complète. »

N’avez-vous pas envie d’accomplir ce qu’elle a accompli?

La Femme Sauvage est celle qui ose, celle qui crée et détruit.

Soyez cette femme-là!!!

Femmes qui courent avec les loups: « Traquer l’intrus: un début d’initiation »

Femmes qui courent avec les loups: « Traquer l’intrus: un début d’initiation »

Ch.II Barbe-bleue

Il existe dans chaque être humain une force contre nature. Cette force s’oppose à l’aspect positif: elle va contre le développement, contre l’harmonie, contre le sauvage.

Cette dernière nous coupe de notre nature intuitive. Du coup, elle nous laisse avec des doutes, des peurs d’avancer dans la vie, tandis que nos aspirations se meurent.

Voici ce que l’histoire de Barbe-Bleue raconte:

On dit de Barbe-Bleue qu’il fut un magicien raté, un géant amateur de femmes. Il courtisa trois soeurs et bien que leur faisant peur, il finit par épouser la benjamine. Ils s’installèrent dans son château au fond des bois.

 

Femme, feminiteassumee, château

Un jour il lui annonça qu’il devait s’absenter et lui remit le trousseau de clés et lui dit: Tu peux ouvrir toutes les portes du château, mais ne te sers pas de la petite clé. L’épouse prit le trousseau, promit de ne pas l’utiliser. Barbe-Bleue partit.

Ses soeurs lui rendirent visite et après avoir ouvert toutes les portes autorisées, décidèrent de s’amuser à découvrir quelle porte ouvrait la fameuse petite clé.

Femme, féminité, cléCrédit photo Anne Landois-Favret

Que découvrirent-elles? Les trois soeurs poussèrent le même hurlement. Des restes de cadavres, des os, du sang, des crânes entassés.

Horrifiées, elles fermèrent la porte et l’épouse découvrit que la petite clé était tachée de sang. En voulant la nettoyer, elle s’aperçut que le sang restait sur la clé. Elle fit tout son possible pour la nettoyer mais du sang coulait de la clé. Elle se mit à pleurer.

Elle mit la clé à part tout en se disant que cela s’arrangera et que ce n’était qu’un mauvais rêve.

A son retour, son mari lui demanda de lui rendre le trousseau et au premier coup d’oeil s’aperçut que la petite clé manquait.
Quand Barbe-Bleue lui demanda où elle était, la princesse mentit.

Découvrant la clé qui laissait couler son sang dans la garde robe, et par la même le mensonge, il entraina son épouse dans la cave.

Tout en lui suppliant de l’épargner, elle lui demanda quinze minutes avant qu’il ne lui ôte la vie.

Pendant ce laps de temps, elle se rendit dans sa chambre et demanda à ses soeurs de monter la garde, afin de lui signaler si ses frères arrivaient.

Impatient  Barbe-Bleue vint chercher son épouse et à cet instant ses frères arrivèrent et la sauvèrent en tuant Barbe-Bleue de façon froide et radicale.

 

Analyse: Le prédateur naturel de la psyché

Barbe-Bleue traite du thème de cet homme noir, négatif qui habite en chacun de nous. Il représente une force sombre incontournable qu’il faut contenir. La meilleure arme contre cette force est de rester en possession de nos pouvoirs instinctifs parmi lesquels: l’intuition, l’endurance, l’affection, la perspicacité, la sensibilité aigüe et l’alimentation de notre propre flamme créatrice.

La femme naïve comme proie

Au début de notre existence nous sommes naïve. Dans notre éducation, on nous apprend à « être gentille ». Et cette attitude finit par se substituer à notre intuition.
Ainsi l’aspiration au prince charmant et la naïveté nourrissent le prédateur.

La clé de la connaissance: savoir fureter

Qu’y a- t-il derrière la porte? Ce qui permet de sortir de la naïveté!

La femme est intuitive

Ouvrir la porte, découvrir la vérité. Pour les femmes, la clé signifie la pénétration d’un mystère, d’un savoir.
 » En assassinant toutes ses épouses « curieuses » Barbe-Bleue tue le féminin créatif, le potentiel de développement d’une existence nouvelle, riche sous tous ses aspects. Le prédateur se révèle particulièrement agressif à l’égard de la nature sauvage féminine. »

La clé, les questions, ne doivent êtres ni cachées, ni oubliées. Il faut poser les questions et trouver les réponses.
 » Le conte nous indique clairement la tâche à accomplir: rechercher les cadavres, suivre ses instincts, voir ce qui doit être vu, rassembler ses forces psychiques et anéantir l’énergie destructrice. »

L’énergie du prédateur

Elle n’est pas que négative, elle va alimenter le feu de l’âme et cette flamme va permettre d’accomplir de grands projets.

La ruse du prédateur va servir à mieux voir, mieux garder ces distances.

Barbe-Bleue est un conte initiatique importants pour les femmes. Il parle de la naïveté psychique et du pouvoir que donne le fait de violer l’interdiction de « ne pas regarder ».

Barbe-Bleue comme clé psychique: c’est la capacité à se poser les questions nécessaires sur soi-même, sur sa famille, sur la vie en général.

Homme noir

Il représente deux énergies: le danger et la puissance, la force.
Plus la femme prend conscience de l’homme noir, du danger, plus il va se retirer, se faire discret. En revanche si elle l’ignore, reste naïve, il va croitre et la Femme Sauvage, instinctive, se mourra, se taira à jamais.
La prise de conscience est le chemin qui éloigne l’homme noir.

Pour la femme naïve comme pour celle dont l’instinct est endommagé, la solution est la même: écouter son instinct, sa voix intérieure, poser des questions, être curieuse, entendre et agir en connaissance de cause.

L’énergie de la Femme Sauvage nous permet de rétablir l’équilibre avec le prédateur. Elle nous indique, si nous l’écoutons, quand nous devons cesser « d’être gentille », quand il s’agit de nous protéger.

« C’est là le remède qui, en fin de compte, peut faire cesser de saigner, la fameuse petite clé. »

Et vous êtes-vous encore naïve? Posez-vous les questions afin d’accroitre vos connaissances, afin de faire reculer la force de l’Homme noir?
Je serai ravie de lire vos commentaires.

Femmes qui courent avec les loups : « Histoires et mythes de l’archétype de la Femme Sauvage »

Femmes qui courent avec les loups : « Histoires et mythes de l’archétype de la Femme Sauvage »

Les femmes qui coourent avec les loupsVoilà donc le premier livre que je résume: Femmes qui courent avec les loups de Clarissa Pinakola Estés. Ce livre étant intense, complexe, m’ayant bouleversée et transformée, je me propose de vous le résumer un chapitre à la fois, afin d’en extraire l’essence.

Avant tout, il est important que je vous dise que pour approfondir notre relation avec la nature instinctuelle, il est utile de comprendre les histoires comme si nous étions à l’intérieur et non comme si elle nous étaient extérieures.

La Femme Sauvage revient à travers les rêves, les histoires.

La Louve, Femme, Feminité, La LobaCrédit photo par Madsteph

Ch.I La Loba, la louve

C’est l’histoire d’une femme qui était une louve qui était une femme. Elle a plusieurs noms dont: la femme aux os, La Loba, la Louve.

La Loba ramasse les os. Elle parcourt la Nature à la recherche d’os et plus particulièrement les os des loups.
On dit que lorsqu’elle a recrée un loup en entier, elle chante et plus elle chante plus le loup prend vie.
Lorsque la bête est vivante, elle bondit sur ses pattes et détale dans le canyon.

Femme, féminité, femme sauvage

 

 

Puis soudainement, elle se transforme en une femme qui court joyeusement et libre.

 

 

Analyse: La Loba, la louve

Au départ nous sommes toutes un tas d’os. A nous de recoller les morceaux dans la bonne lumière. C’est une tâche difficile et qui demande beaucoup d’attention.

La Loba est une histoire de résurrection. Elle nous parle du lieu souterrain avec la Femme Sauvage qui est en chacune de nous.

Examinons la Loba. Au niveau symbolique la Vieille Femme est un des archétypes les plus répandu dans le monde. On peut considérer la Loba comme la racine nourricière de tout système instinctuel, celle qui sait.
Quelque soit le nom qu’on lui donne, la force qui personnifie La Loba représente le passé de tous et le passé du monde. Elle conserve la tradition féminine.

La Loba se tient entre deux monde celui du rationnel et celui du mythe. Elle est leur articulation.
Ce lien entre les mondes porte des noms divers, par exemple Jung, célèbre psychanalyste, l’appelait l’inconscient collectif. Pour lui c’est l’endroit où la biologie et la psychologie peuvent se mêler et s’influencer mutuellement. Nous ne pouvons atteindre cette espace qu’en passant par la poésie, la musique, la danse ou les histoires.

En tant qu’archétype, la Femme Sauvage est une force inimitable, riche d’idées et d’images. Elle est présente partout.

La Loba représente un parallèle à des mythes universels, dans lesquels les morts sont ramenés à la vie.

Au Mexique est dit que la femme porte la lumière de la vie. Cette lumière se trouve dans les ovaires, où dès avant la naissance, est déposé tout le stock de graines. Le symbole de la graine et celui des os sont similaires.
Si on à la semence, si on a la base, la part originelle, on a la clé de la vie qui nous permet de parer aux pires ravages.

C’est la personnification de la Mère de la Vie et de la Mort. Et comme elle évolue selon des cycles constants, l’auteur, Clarissa Pinkola Estés, l’appelle la mère de la Vie/Mort/Vie. Nous ne sommes plus sur un système binaire Vie/Mort mais sur un cycle.

« La Loba est le chemin entre les viviants et les morts »

Les os, en symbologie archétypale, représentent une force indestructible. Ils sont très difficile à détruire. Dans les mythes et les histoires ils représentent l’âme-esprit.
Un os vivant se renouvèle sans cesse. Il a le pouvoir de ce régénérer; même une fois desséché, de petites créatures vivantes peuvent y faire leur nid.

Dans ce conte, les os du loup, représentent l’indestructibilité du Soi sauvage, de la nature instinctuelle, libre et originellement pure.
« Nous avons en nous le potentiel pour redevenir chair et redevenir la créature que nous avons été. Nous avons en nous les os pour changer le monde et notre monde. »

La Loba est la gardienne de l’âme, de ce qui est sauvage.

A travers toutes nos activités pour nous recentrer, comme pratiquer la méditation, l’analyse de nos rêves, les activités artistiques, nous rassemblons les os.

Ensuite, au coin du feu, il ne nous reste qu’à chanter au-dessus de nos os, tout en ayant bien au préalable réfléchi à notre chemin afin que nous nous transformions.

L’auteur, Clarissa Pinkola Estés termine son 1er chapitre par:
« Vous avez besoin d’un conseil psychanalytique?
Allez ramassez vos os! »

Dites moi dans les commentaires si vous prenez soin de votre Femme Sauvage? Si vous lui accordez du temps?

Féminité ké sa ko?

Féminité ké sa ko?

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de féminité. C’est quoi la féminité pour vous?

Est-ce une  bonne copine, avec qui on joue, parfois on l’exergue, parfois, elle se fait plus discrète? Êtes vous à l’aise avec votre propre féminité, ou est-ce un OVNI, que vous apréhender peut-être mais que vous rêvez de découvrir, d’expérimenter, d’aprivoiser de développer? Pourrait-elle même vous surprendre ?

Selon moi, il n’existe pas qu’une seule féminité. Chaque personne est unique et développe sa propre féminité. Il y a autant de féminités que de femmes. Toutes les femmes sont belles quand elle s’aiment.

Toutes les femmes sont belles quand elles s'aiment! Click To Tweet

Cela fait environ 1 an que je m’interroge avec bienveillance et sincérité sur ma propre féminité. Qu’elle est-elle? Comment je l’écoute à l’intérieur de moi? Comment je l’exprime à l’extérieur en accord avec moi-même et loin de ces dictates de mode et de filles filiformes sur papier glacé.

Avant de me plonger dans mon défi de résumer  des livres qui parlent du féminin et de la féminité, je désirais juste soulever la question: qu’est-ce que la féminité, pour moi?

Qu'est-ce que la féminité pour vous? Click To Tweet

Pour moi, la féminité c’est d’abord une essence, une énergie, un flux dont on est plus ou moins consciente, avec laquelle on joue plus ou moins, qu’on écoute plus ou moins, qu’on mets en avant plus ou moins.

Tableau: La Vénus de Botticelli

En grandissant, de la fillette à la femme que je suis devenue, j’ai découvert cette féminité. Je l’ai apprivoisée. Parfois j’y suis allée à taton, me suis trompée et d’autres fois je l’ai exprimée avec davantage d’envie, puis me suis ravisée.

Aujourd’hui encore, elle évolue, je cherche davantage à en être consciente, à l’écouter, la comprendre, à en définir les contours autant que de développer son essence même.

Dans ma vie d’avant, j’ai beaucoup mis l’énergie masculine en avant, celle de l’action, de la réflexion, de l’efficacité, du rationnel.

Il y  a quelques années, j’ai commencé des cours de danses de couples: la salsa cubaine, puis la salsa portoricaine ainsi que la kizomba (tango africain).

Quelle découverte!!! J’ai appris un certain lâcher prise, à faire confiance à mon partenaire, à le laisser me guider et ne pas toujours vouloir tout contrôler. Quel plaisir! Cet apprentissage a été magique: se laisser guider, tourner, exprimer sa féminité en dansant.

Avec mon challenge de lire 26 livres sur la féminité, le féminin et en publier des résumés toutes les deux semaines, j’espère vous donner des pistes, mes chères lectrices, afin de mieux vous connaître et  de mieux définir qu’elle est votre propre féminité.

Où en êtes- vous avec votre propre féminité? Est-ce votre meilleure amie, ou à l’extrème un OVNI à découvrir, à explorer, afin de réellement révéler au monde la meilleure version de vous même? Qu’est-ce que c’est la féminité pour vous?

 

Bustier versus Corset

Bustier versus Corset

Pourquoi me suis-je intéresssée au corset me demanderez-vous?
En effet, mon challenge est la création d’un bustier et non d’un corset.

Corset:

exemple de corset

photo: Richard Skoonberg
Un exemple de corset de nos jours

Selon Wikipédia:  » un corset, du vieux français cors, lui-même dérivé du latin corpus, est un sous-vêtement, principalement féminin, porté du XVIème siècle au début du XXème siécle comportant des baleines et destiné à modeler le buste suivant des critères esthétiques variables au fil des époques. C’est une pièce de vêtement rigide (sans souplesse, ni élasticité) qui a essentiellement deux effets: d’une part affiné la taile, d’autre part de maintenir la poitrine. On appelle corsetier le fabricant de corsets. »

Le corset a traversé les âges, a eu divers fonctions dont la principale à partir du XIXème siècle fut d’accentuer les caractéristiques morphologiques des femmes. Au XIXème siècle, c’était surtout la taille qu’on cherchait à affiner. C’est elle qui était la plus regardée.

Aujourd’hui, c’est la poitrine qui est davantage érotisée.

Bustier:
J’ai choisi le bustier, car il me représente davantage, plus libre moins de contraintes. Le bustier étant, moins rigide, épouse les courbes du corps sans l’astreindre de manière extrème. Le bustier est un sous-vêtement ou un vêtement, selon son envie, il se porte dessous ou dessus, selon sa matière, sa fabrication, selon son désir de la femme qui le porte, selon son humeur.
Comme le corset il se prépare sur mesure. Cependant il s’en distingue car il soutient la poitrine, alors que le corset vise davantage à maintenir la taille.

Le bustier impose des techniques de coutures particulières: l’usage de pinces et parfois de baleines. Elles servent à rigidifier le vêtement. Elles sont toujours cousues à l’intérieur du vêtement et la plupart du temps glissée dans une coulisse prévue à cet effet. Les baleines utilisées pour les bustiers sont en général en plastique de 8cm. A l’inverse, celles du corset sont en acier inoxydable et enrobée de PVC afin d’éviter qu’elles ne rouillent, donc beaucoup plus rigides et entravant davantage le mouvement.

Mon bustier empruntera également au corset le laçage dite « à la paresseuse », avec des oeillets en métals dans le dos.

En commun:
Cependant ils ont le même principe de base: suivre aussi près que possible les lignes du corps et de les modifier légèrement si cela s’avère nécessaire.

Et vous, vous reconnaissez-vous davantage dans le corset ou le bustier?

Comment en apprendre davantage sur le corset

Comment en apprendre davantage sur le corset

Aujourd’hui, j’ai décidé d’aller à Paris voir l’exposition rétrospective de Jean-Paul Gaultier au Grand Palais et d’en apprendre davantage sur le corset.

L’exposition, son plus grand défilé, s’est révélé grandiose, magnifique et envoutant.
En sortant, j’avais des étoiles et des idées pleins la tête, des envies, des désirs de me confectionner mes propres vêtements.

Une salle entière, genre de boudoir est dédiée aux différents corsets que Jean-Paul Gaultier a crée. Parmi eux, les plus fameux costumes de scènes de Madonna en passant par Kylie Minogue et au détour de Mylène Farmer.

Le grand mystère entourant le corset: objet ambigu m’a toujours fascinée. Intriguée par ces mêtres de rubans pour le lassage, une vingtaine de baleines, de la toile à corset pour le maintien, des couloirs à baleines, des oeillets de métal, cet objet envahie mes rêves et mes fantasmes.
Il épouse et étreint le corps à la fois. Est-il supplice ou délicieuse sensation d’être maintenue, de lâcher prise dans ce corset qui nous accueil?

Le corset à traversé les âges et ne peut se réduire à une pièce de lingerie que nos arrières-grands-mères rengeaient pudiquement parmi le reste de ses sous-vêtements d’avant guerre, ni à cet authentique provocation des défilés de haute-couture de ces dernières années.

Il n’a cessé de se transformer au cours de l’histoire tout en restant unique.
Et, surprise, il a été porté aussi bien par les hommes que par les femmes.

C’est avant tout une pièce de vêtements rigide et articulée qui redéfinit les proportions et les volumes du haut du corps en particulier: la poitrine, la taille, mais aussi le décolleté et les hanches.
Son ossature interne n’a que fort peu changé à l’inverse de son assemblage, sa forme et son apparence qui eux ont sans cesse changer au grès de l’évolution du goût.

« Qui n’a pas fait l’expérience de porter un corset ne peut comprendre l’émotion qu’il suscite, ce mélange d’attraction et de crainte, de fascination et d’effroi. et pour celui qui le revêt, le passage du ruban dans chaque oeillet est une sensation qui grandit à la mesure de la pression qu’il lui fera ensuite subir. Il faut que vous imaginiez tout d’abord la manière très douce dont il épouse les formes de votre corps comme une seconde peau. Ensuite, ce sentiment d’étreinte de plus en plus vive et précise, mais empreinte d’une sensualité mystérieuse…..Et le noeud final serré et noué, paradoxalement, il vous rend libre! »
« Corset » de Hubert Barrère et Charles-Arthur Boyer, avril 2011.

Et bien que de choses passionnantes à apprendre sur le corset.
Les hommes portaient aussi des corsets: d’ailleurs ce fut d’abord leur choix, afin de protéger leurs organes vitaux lors de bataille, de tournois au Moyen-Âge, puis il est devenu l’objet culte, ambigu des femmes.

Ainsi s’achève ma découverte autour du corset. Quelle est la différence entre un bustier (objet de mon challenge) et un corset? Vous l’apprendrez dans mon prochain article.

D’ici là si l’article vous à plu, laissez moi un commentaire auquel je réponderai personnellement. N’hésitez pas non plus à me poser des questions concernant le corset, je me ferrai un plaisir d’y répondre.